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publié le 8 avril 2018

Arabie saoudite : terre d’opportunités pour les entreprises françaises

Après une tournée de près de 3 semaines aux États-Unis, concrétisée par des contrats estimés à près de 400 milliards de dollars dans des secteurs clés comme le numérique, l’ énergie, l’industrie ou la défense le prince héritier Mohammed bin Salman (MBS) est en visite éclair de 2 jours en France.

Traditionnel pourvoyeur d’armes pour le royaume, la France a d’autres atouts considérables qui ne sont jamais mis en valeur comme la plus importante communauté franco-musulmane en Europe estimé à près de 10 %. Elle pourrait booster la croissance des PME françaises en Arabie saoudite dans des secteurs d’avenir comme le numérique, les énergies renouvelables l’agroalimentaire et le Halal, le tourisme religieux et culturel, la finance islamique mais aussi les divertissements et loisirs. Frappé par une chute du prix du pétrole depuis 2014, le royaume saoudien s’est lancé dans un ambitieux plan de réformes économiques, politiques et sociales rassemblées dans un seul et même programme : "Vision 2030".

Camouflets à répétition
En juillet 2011, lors d’un sommet économique franco-saoudien organisé par la Chambre de Commerce Franco-Arabe, une importante délégation saoudienne avait fait le déplacement à Paris pour rencontrer les PME françaises. Un membre de la délégation en colère s’était écrié " mais où sont les entreprises françaises ! " devant le peu de PME présentes ce jour- là.

En 2008, l’ancienne ministre de l’économie et actuelle directrice du FMI, Christine Lagarde, avait essayé de promouvoir le développement de la finance islamique en France. Elle a voulu « convaincre que Londres n’est pas le seul point de passage obligé de la finance islamique » et a montré sa détermination à créer un cadre juridique et fiscal adapté, pour faire de Paris une place majeure de la finance islamique. Aujourd’hui 10 ans après, c’est le flop complet.
En 2011, le consortium français SNCF-Alstom s’est vu raflé par les espagnols un juteux contrat de 7 milliards d’euros qui vise à transporter des pèlerins entre Djeddah, La Mecque et Médine, dans l’ouest de l’Arabie saoudite."La France a perdu le marché, notamment parce que le produit était trop cher et pas assez adapté aux besoins du client saoudien", commentait un spécialiste.

MBS le nouveau visage de l’ Arabie saoudite

Il est jeune et s’affiche à la une du Time Magazine. Le prince Mohammed bin Salman vient de boucler une tournée américaine de 3 semaines avec au programme une rencontre avec le président américain et des personnalités du monde de l’entreprise comme Jeff Bezos ou encore Bill Gates. MBS veut aller vite, chantre d’une nouvelle Arabie saoudite "modérée et ouverte", en rupture avec l’ultraconservatisme religieux, le jeune prince héritier multiplie les annonces et les ouvertures : les femmes peuvent désormais créer leurs entreprises, conduire et aller au stade. L’ Arabie saoudite a annoncé son intention d’investir sur 10 ans 64 milliards de dollars dans les parcs de divertissement, avec des projets de construction de cinémas et d’un opéra, ainsi que de concerts d’artistes occidentaux.

Côté tourisme, le royaume vise 30 millions de visiteurs annuels d’ici à 2030, près du double d’aujourd’hui. Pour cela le pouvoir saoudien va faciliter l’émission de visas touristiques. Neom, un méga-projet de ville du futur de 500 milliards de dollars devrait voir le jour au bord de la mer rouge dès 2025. Le secteur touristique a un gros potentiel de croissance et d’emplois, selon un rapport du cabinet d’analyse BMI Research publié en janvier, qui prédit une hausse de 6 % par an des recettes liées au tourisme, entre 2018 et 2022. Selon BMI, le développement d’un tourisme non religieux international prendra tout de même du temps.

Sur le volet militaire, la France est l’un des principaux fournisseurs d’armes de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, de l’Egypte, engagés militairement au Yémen au côté d’autres pays arabes sunnites, avec le soutien des Etats-Unis, contre les rebelles houthis appuyés par l’Iran chiite.Le conflit a fait plus de 10.000 morts, déplacé plus de trois millions de personnes et menace d’une famine généralisée le pays le plus pauvre de la péninsule arabique. Plusieurs ONG ont appelé Emmanuel Macron à demander à Mohammed ben Salman, en visite en France, de mettre un terme aux attaques contre les civils au Yémen et de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire.

Il serait temps de mettre en valeur l’élite Franco-arabe car ce sont eux qui peuvent porter la croissance des PME françaises dans les pays du Moyen-Orient. À ce titre, l’idée de l’ancien ministre Jean -Louis Borloo qui propose de créer un corps d’Etat issu des quartiers est prometteuse.
La rédaction

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