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publié le 5 juin 2011

Le Maroc, plateforme de production et d’exportation du savoir-faire européen

[#Le Maroc, conduit avec succès une politique d’économie
de marché caractérisée par son ouverture et sa stratégie
d’encouragement des IDE. Dans cette optique, des
réformes importantes ont été réalisées afin de rendre le
marché local plus attractif en termes d’opportunités d’affaires et d’investissement. Plusieurs secteurs en ont profité, soutenu par un
savoir-faire reconnu et une main d’oeuvre qualifiée.
La proximité avec l’Europe couplée à une
politique de taxation adaptée ont fait le reste, faisant
du Maroc la plateforme de production et
d’exportation du savoir-faire européen dans de
nombreux secteurs.
#]

L ’industrie du cuir

[#
L’industrie du cuir connaît depuis les années 1980
un essor considérable et tient désormais une place
importante dans l’économie du pays. Le secteur du
cuir c’est aujourd’hui 360 entreprises qui emploient
au total 17.500 personnes, et représentent 3,48% de
l’industrie de transformation. Il couvre trois activités
principales : la chaussure, le vêtement et accessoires
et le tannage et est fortement orienté à l’exportation.
Sur le plan stratégique, l’industrie du cuir fait
partie intégrante du Plan d’émergence ainsi que du
Pacte national pour une industrie avancée (PNIA), à
ce titre, elle est considérée comme une des huit
industries marocaines dédiées à l’exportation qui
devraient générer 70% de croissance industrielle à
l’horizon 2015 et contribuer à stimuler la croissance
économique, renforcer le secteur industriel et grossir
les rentrées en devises.
Dans cette perspective, le secteur du cuir a conçu un
plan qualifié de Plan Export Plus dont la finalité est
de rechercher une plus grande ouverture en diversifiant
les produits, en améliorant la qualité et la créativité
et en développant la sous-traitance. Pour y arriver,
il table sur les atouts du Maroc qui sont sa situation
géographique, la longue tradition marocaine du
cuir, un savoir-faire mondialement reconnu et, enfin,
des procédures douanières simplifiées et des accords
d’échange privilégiés avec l’UE, les Etats-Unis, la
Turquie, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie.

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L’ aéronautique

Le Maroc ambitionne de porter le chiffre d’affaires
du secteur de l’aéronautique à un milliard d’euros à
l’horizon 2012. Pour de nombreux analystes, le chiffre
est loin d’être déraisonnable car il concerne une
activité en plein développement qui profite de la
dynamique de l’externalisation que connaît ce secteur
à l’échelle mondiale.
Aujourd’hui, le Maroc compte une cinquantaine
d’entreprises et un effectif de plus de 4.300 emplois
qualifiés dans un secteur dont les perspectives de
croissance annuelle sont de 20% et où les investissements
se sont fortement accrus au cours de ces dernières
années, comme en témoigne la récente instalinstallation
d’une vingtaine d’entreprises, dont SMES,
Matis, Labinal, Teuchos et Aircelle, au côté de
grands groupes comme EADS et Lockheed Martin
qui sont déjà présents au Maroc. Par ailleurs, des
accords viennent d’être concrétisés avec les entreprises
françaises Zodiac, ATCH et MS Composites
dont l’investissement créera 380 emplois.
La valeur ajoutée du Maroc se situe au niveau des
activités de sous-traitance supérieure (électricité,
électronique, technologie de matériaux composites,
outillage aéronautique…), avec des avantages multiples
tels que sa proximité géographique avec
l’Europe, une main-d’oeuvre qualifiée qui coûte
70% moins que sur le vieux continent, et des exonérations
d’impôt sur les sociétés.

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L’ off-shoring et les NTIC

Le secteur du off-shoring marocain a généré un chiffre
d’affaires de 1,2 milliards de dirhams (USD 150
m) en 2010 et a totalisé 3.500 opportunités d’emploi
en 4 ans. C’est un secteur qui est désormais caractérisé
par un développement stable et constant et des
investissements de plus en plus importants de la part
des plus grands opérateurs mondiaux de NTIC. Ce
développement a été favorisé par une loi de protection
des informations personnelles, accompagnée
par la mise en place d’une Commission de protection
de l’information personnelle (CPIP). A ce jour,
40 entreprises sont installées à Casanearshore et 14
autres à Rabat Technopolis. Par ailleurs, 17 entreprises
françaises spécialisées dans les systèmes d’information
(SSII) représentant 47% du chiffre d’affaires
des cinquante plus importantes entreprises du secteur
en France se sont installées au Maroc. Enfin, un
accord vient d’être signé entre l’Etat marocain et 4
sociétés internationales (Genpact, EDS-CDG IT,
TELEPERFORMANCE et BULL) en vue de leur
implantation dans le royaume avec, en perspective,
6.000 emplois promis.

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Agriculture et agro-alimentaire

Compte tenu de la richesse du sol marocain, le secteur
agricole joue un rôle prédominant dans l’économie
marocaine : il contribue à environ 20% du PIB
et emploie plus de la moitié de la population active.
C’est dire si la croissance économique du royaume
est excessivement dépendante de ce secteur : la
chute de 27% des récoltes en 2010, essentiellement
dû à la sécheresse, lui a ainsi coûté un point de croissance.
C’est pourquoi un effort considérable est consenti
depuis quelques années par les autorités afin de
moderniser et de diversifier le secteur agricole pour
rendre le pays moins dépendant de l’agriculture.
Ainsi, en 2008, le gouvernement marocain lançait le
Plan Maroc Vert (PMV) pour développer une agriculture
moderne, et renforcer une industrie agro-alimentaire
de plus en plus performante et compétitive.
Aujourd’hui, l’industrie agro-alimentaire est la
deuxième branche industrielle du Maroc avec près
de 30% de la production industrielle (juste après
celle de la chimie avec 40%) . Avec plus de 2,6 milliards
de dirhams d’exportation et 5.670 emplois
permanents en 2008 (dont 53% de femmes), le secteur
des fruits et légumes transformés y occupe une
position de choix et participe activement à la politique
de décentralisation industrielle et au développement
rural. Le PMV prévoit de promouvoir ce secteur
à l’exportation en ciblant 17 marchés étrangers
pour des lignes de produits tels que les épices, la
fraise, les produits de fermage et les plats pré-cuisinés.

Le textile

En 2009, les exportations de textile marocain ont
atteint 25,8 milliards de dirhams ventilés ainsi : 18,5
milliards de dirhams pour le prêt-à-porter, 6,5 milliards
dirhams pour la bonneterie et 798 millions de
dirham pour les textiles de base. L’industrie textile et
de l’habillement est un des secteurs les plus dynamiques
de l’économie marocaine et c’est le premier
employeur du secteur de l’industrie de transformation
puisqu’il en représente 41% de la main-d’oeuvre.
Par ailleurs, elle compte pour 9% des investissements,
5% de la production industrielle totale, 25%
des exportations et 14% de la valeur ajoutée industrielle
nationale. 979 entreprises travaillent dans le
prêt-à-porter, principalement dans la sous-traitance
pour les grandes marques de mode internationales a
forte valeur ajoutée. 71% de la production est ainsi
réexportée.
Les principaux clients du Maroc dans ce secteur sont
la France (45%), l’Espagne (22%), le Royaume-Uni
(12%) et l’Allemagne (7,6%).

L’automobile

L’industrie automobile marocaine a connu une
importante croissance au cours de cette dernière
décennie. Deux exemples en sont un indicateur
important : sur le plan interne, d’abord, le marché
de l’automobile a connu un dynamisme sans précédent
avec un volume de ventes annuelles de 120.000

voitures qui laissent augurer d’un
bel avenir pour le secteur ; sur le plan
externe, l’indice le plus prometteur
vient de la stratégie de redéploiement
de Renault qui profite bien au
Maroc à travers l’implantation
d’une usine à Tanger pour la production
annuelle de 400.000 voitures
dont 90% sont destinés à l’exportation.
D ’ u n e
manière générale,
alors que
mondialement
son état de
santé porte à
q u e l q u ’ i n -
quiétude, le
secteur automobile
au
M a r o c
connaît, lui,
une belle
embellie avec
d’importantes
perspectives
de partenariats
et d’investissements,
notamment dans le domaine des équipements
et des pièces détachées.
Les principaux acteurs dans ce secteur sont :

Pour l’assemblage : La SOMACA qui assemble
pour des marques comme Dacia, Renault, Peugeot
et Citroën. Il convient de noter que la SOMACA
appartient à 80% au groupe Renault.
Pour les équipements : Les acteurs ici sont bien plus
nombreux et se subdivisent en trois catégories : les
entreprises étrangères (46%), les entreprises marocaines
(38%) et les entreprises à capital mixte
(16%).

Pour les pièces détachées : Ce secteur occupe des
centaines d’importateurs/distributeurs, plus d’un
milliers de détaillants et quelque 4.000 mécaniciens.
Deux enseignes françaises émergent du lot, MIDAS
et SPEEDY. En termes de croissance, les autorités
marocaines s’attendent à ce que le secteur automobile
génère 630 millions d’euros de PIB additionnel
et crée 40.000 emplois à l’horizon 2015.#]

Chambre de commerce franco-arabe

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