[# « Je suis ici pour découvrir ce qu’on n’a pas eu l’occasion de connaître, découvrir la société civile » et les partis politiques, a-t-il précisé. M. Boillon, ambassadeur de 41 ans précédemment en poste à Bagdad, a ajouté en s’exprimant en arabe : « Je suis ici pour un nouveau départ, un nouvel avenir ».
Concernant la position de la France durant les événements en Tunisie, il a expliqué : « Je ne suis pas là pour parler du passé mais du présent, j’ai un plan d’action que je veux mettre en œuvre ». « Nous sommes dans des conditions exceptionnelles aujourd’hui. A partir du moment où il y a des conditions historiques, à nous de nous adapter » a ajouté M. Boillon, qui a présenté ses lettres de créances mercredi et qui s’est entretenu jeudi matin avec le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi.
« Les deux pays ont des intérêts entièrement liés. Ce qui se passe ici a des répercussions » en France, a souligné le diplomate français. Boris Boillon a indiqué vouloir « mettre en application le plus vite possible la coopération concertée sur la question des flux migratoires ».
« Il faut, a-t-il dit, que les Tunisiens sachent qu’ils sont les bienvenus en France » et il ne faut pas qu’il y ait de « mesures discriminatoires ». « Il faut faire en sorte de fluidifier les choses, il faut que plus de Tunisiens puissent (...) venir en France et en Europe sans susciter de drames et d’humiliations », a-t-il précisé.
Le diplomate a souligné que « la France n’a pas de leçons à donner aux Tunisiens. La Tunisie a montré au monde entier qu’elle n’a de leçons à recevoir de personne ».#]



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